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Main Tea plantations areas

Les planteurs de thé originaires de l’Inde du Sud (principalement du Tamil Naidu) sont arrivés au Sri Lanka dans les années 1830 fuyant la discrimination due á leur caste et l’absence de travail. Cependant, á leur arrivée sur l’île et jusqu’á la fin du règne britannique, ces tamils d’origine indienne n’ont trouvé qu’une vie de demi esclaves dans les plantations.

Aujourd’hui, bien qu’ils soient légalement des Hommes libres, leurs conditions de vie et de travail constituent une forme d’esclavage moderne.


Une minorité au sein du Sri Lanka…

Les tamouls d’origines indiennes représentent 5.1% de la population sri lankaise. Environ 60% d’entre eux vie dans les plantations de thé comme travailleurs et en constitue ainsi 80% de la main d’œuvre.

Ils vivent principalement dans la partie centrale de l’île au sein de la population cinghalaise. A la différence de leurs voisins qui sont bouddhistes et de langue maternelle cinghalaise, les tamouls parlent tamoul et sont majoritairement hindous. Encore aujourd’hui ils sont victimes de discrimination et ne sont considérés que comme des citoyens de troisième classe.



... qui doit faire face á de multiples formes de discrimination

  • Des droits civils et politiques insuffisants

Avec l’indépendance obtenue en 1948, les tamouls d’origine indienne se sont vu refuser la nationalité sri lankaise. Jusqu’en 2003, après avoir vécu un siècle dans le pays, les tamouls d’origine indienne ne pouvaient être considérer comme citoyen sri lankais qu’á la suite d’une difficile procédure d’enregistrement auprès des autorités alors que pour le reste de la population la citoyenneté répondait au droit du sang. Cette situation n’a été clarifiée qu’en 2003 par la promulgation d’un décret sur le don de la citoyenneté aux populations tamoules d’origines indiennes.

Aujourd’hui, peu de décideurs politiques s’expriment en leur nom ou seulement prennent en compte leur situation. Les syndicats eux-mêmes ne se battent pas pour le droit des travailleurs dans les plantations mais les utilisent comme tremplin pour leurs ambitions politiques. Il est d’ailleurs quasiment impossible pour un planteur de thé d’accéder á un poste de direction au sein de ces syndicats ou de faire part du processus de décisions.

  • De grands besoins économiques

La communauté des planteurs de thé est économiquement handicapée.

Dans les plantations, le salaire journalier est de 170 roupies, soit 1.2 euro pour une journée de 10h. Cette faible paie journalière est un obstacle á toute tentative d’épargne et ne permet pas d’assurer l’achat de nourriture en quantité et qualité suffisante. La population, et particulièrement les femmes, souffre de carence alimentaire et d’anémie.

L’habitat consiste en line-rooms appartenant au propriétaire de la plantation. Une line-room est une pièce de 3m sur 3.8m accolée á une dizaine d’autre pièce identique, chaque pièce appartenant á une famille différente. Seulement 38% des ces line-room ont des sanitaires, 54% l’accès á l’eau et 12% l’accès á l’électricité.

Afin d’augmenter les revenues familiaux, les enfants sont parfois forcés de travailler soit dans les plantations comme ramasseurs, soit en ville comme employés domestique. Dans les deux cas ils ne peuvent continuer leur scolarité et sont parfois soumis á des violences physiques et psychologiques perpétrées par leurs employeurs. Si de tels cas se produisent, les coupables peuvent continuer d’agir en toute impunité, la population ignorant les recours légaux, se méfiant d’une police partiale ou s’inquiétant de la réaction de ses employeurs.

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  • Une éducation de faible qualité

Les tamouls d’origine indienne subissent aussi une discrimination en ce qui concerne l’éducation. En 1992, le taux d’alphabétisation était de 92.3% dans les villes mais de seulement 66.1% dans les plantations.

La plupart des écoles ne sont pas maintenues, les parents doivent apporter une contribution pour l’achat de matériel tel que tables, chaises ou tableaux. Par ailleurs les écoles manquent de professeurs qualifiés; environ 20% d’entre eux sont des volontaires.

A cause de leur pauvreté et d’une faible éducation les enfants issus des plantations accident difficilement á l’enseignement supérieur ou professionnel. Par exemple seuls 5.5% d’entre eux deviennent professeurs, 4% hommes d’affaire et 11% fonctionnaires.

  • Faible accès aux soins


Avant de devenir médecin, les étudiants doivent passer un examen particulier puis suivre un long stage dans un hôpital public. Dans les plantations, pour exercer la médecine, seul est requis le passage de l’examen de pharmacie et d’un test élaboré par le Conseil Médical sri lankais. Le stage peut se faire dans un hôpital privé et aucun critère uniforme d’évaluation n’a été mis en place. De plus, les centres de soins se situent souvent á une grande distance des résidences des planteurs. Les malades préfèrent donc ne pas s’y rendre au risque de perdre une journée de paie.

  • Discrimination dans l’emplois

Seul 0.1% des tamouls d’origine indienne sont fonctionnaires nationaux et 0.2% fonctionnaires territoriaux. Dans les plantations, 80% de la direction est cinghalaise. 40% des jeunes tamouls sont au chômage.

Cette situation est aggravée par le conflit ethnique vieux de 20 ans opposant cinghalais et tamouls du Nord et de l’Est. Les tamouls sont facilement suspectés d’appartenir au LTTE, groupe tamoul armé, et d’être des terroristes.



Une question internationale

Le thé est une des principales cultures du Sri Lanka, une des boissons les plus bue au monde et le thé de Ceylon est plus que reconnu. Les conditions de vie actuelles et le futur des planteurs de ce thé dépendent d’un bien complètement intégrer dans le marché international et qui profite á de nombreuses multinationales.

Du fait de cette internationalisation et d’un fonctionnement presque dictatorial dans les plantations les travailleurs n’ont aucun pouvoir sur leur source de revenu et leur situation est totalement méconnue par les consommateurs journaliers de leur production.

En effet les tamouls vivant dans les plantations de thé doivent faire face á une constante et multiple discrimination, voyant leurs droits économiques, sociaux, politiques et culturels bafoués sans que des mesures adéquates soient prises pour remédier á cette situation.


 
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